samedi 27 avril 2013

Quand le rêve se prolonge bien au-delà du réveil, …



J’aime ces premières secondes où l’on se débarbouille de la nuit, subsiste un temps un léger flottement interrogatif, qui doucement se dissipe au profit de l’éveil de la conscience, et bientôt je me surprends du lieu où j’ai sommeillé. 

Le réveil a ça de l’accouchement, il nous offre l’espace de quelques secondes une infinie innocence et la surprise que le monde est ! 

S’en suit, un frottement d’œil plus tard, cette appréhension sucrée, en accédant morceaux par morceaux au projet du jour.

Et lorsque l’engourdissement se dissipe tout à fait, pointe également l’excitation de ce qui, toutes proportions gardées, sera : L’aventure ! Je mesure combien dans les faits : "je ne sais rien", car Inch’Allah, Inch’mes forces, Inch’les dénivelés ou bien plus simplement Inch’mon pneu ! Cette sempiternelle incertitude génère une douce excitation : la surprise étant assurément l’une des motivation première du voyageur. 

Alors, ... alors seulement je peux dégrafer les pans de toile de ma tente, qui en se disjoignant, dévoilent les affriolantes parures des paysages et la toilette matinale du ciel ! 

La journée commence, elle n'est tisée que d'inconnu, je m'y plonge avec ravissement...

[Maroc - Trip à vélo - Avril 2013]

Encore jamais utilisé (à ma connaissance) lors du tour de France !



Quand je sens mes dernières forces vacillées, j’ai recours à mon dopant !
Quelle illusion de croire que le sport pouvait se pratiquer sans user de ces méthodes. 

Posologie : « A plonger au creux de l’oreille durant toute la phase d’effort jugée trop ardue -  renouveler autant de fois que les symptômes se feront sentir »
Mise en garde : « dépendance probable – possible états seconds proche de la gaîté »
Effets immédiats, résultats garantis !
Cette pilule porte le doux nom de : Brassen

Une dose et voilà que :
-                    Ce sentier éreintant devient chemin de liberté. Cette vieille mule n’aurait-elle d’ailleurs pas pour prénom Ulysse ?
-                    Ces montagnes pellées dissimulent maintenant de vertes vallées où Hélène traine ses sabots crottés.
-                    Ces enfants couverts de poussières, reviennent à coup sûr d’une fructueuse chasse aux papillons. J’en suis d’autant plus assuré, qu’aucun lépidoptère n’a eu à souffrir leurs captures !
-                    Que pensez des propriétaires de ces amandiers, qui maintenant je le sais, attendent des bouches gourmandes. 
-                    Je rougis maintenant, imaginant mademoiselle dégrafer son corsage pour donner la …

Je m’égare…

[Maroc - Trip à vélo - Avril 2013]

mercredi 24 avril 2013

L'ouvrage le plus vaste...


Ces sentiers déroulent leurs paysages bousillés, comme autant de pages craquelées, desséchées, jaunies, étranges, d’un manuscrit dans lequel je me plonge corps et âme.

Chaque col offre une pleine page que je m’empresse de dévorer, pour ensuite reprendre calmement cette lecture, point par point.
Les virages eux, s’habillent de plus de subtilités, ils sont la ponctuation, lèvent leurs secrets avec parcimonie.
Quand je bute sur un paragraphe qui me demande de prendre de la hauteur je songe alors au suivant que je pourrai dévorer sans effort aucun.
Les chapitres sont fréquemment rédigés dans des styles fort différents, tantôt austères, ou parsemés de dialogues courts souvent explicatifs, parfois suaves ils peuvent alors être longs mais seront avalés sans peine, frais ou brulants selon les heures de lecture.
Certaines pages sont parfois rédigées dans des langues jamais rencontrées encore, il faut alors les apprivoiser et tenter de lever le secret de ce codage nouveau.

Voilà, …ces sentiers déroulent leurs paysages bousillés, comme autant de pages cornées, friables, antiques, mystérieuses, d’un manuscrit qui m’est tombé dans les mains voilà quelques années.

Cet ouvrage, je le sais immense, intarissable, prodiguant moult réponses mais plus de questions encore … Et assurément une vie ne permettra d’en appréhender que quelques modestes chapitres… 

[Maroc - Trip à vélo - Avril 2013]

mardi 23 avril 2013

Empathie et horreurs … échappons à l’apathie


Quand le degré d’horreur devient trop grand, quand ce que l’on entend dépasse l’entendement, alors involontairement, mais invariablement également, les faits glissent de la sphère du réel pour gagner le domaine de l’abstraction, … et conséquemment deviennent même caution au doute.
L’empathie se trouble …
Si les faits durent encore, l’empathie suit même un schéma de décroissance. Qui s’inquiète encore, je veux dire s’inquiète vraiment, des conditions de vie des Afghans ?
70 000 morts en Syrie dans des douleurs dépassant le concevable. On l’entend,… mais le degré d’horreur est tel, qu’il est absolument impossible de s’en approprier l’étendu. D’ailleurs s’il y en avait 125 000 les journaux en parleraient-ils plus ? Les citoyens prendraient-ils le chemin de la rue ? Les diplomates gesticuleraient-ils d’avantages ? Peu probable…
5 morts à Boston, … Le monde pense à Boston, souffre, vibre de compassion ! 
Qui souffre d’un attentat à Mossoul ? Autant annoncer une perturbation météo !

D’autre part, il y a des présomptions de culpabilité dans l’inconscient de chacun. L’opinion publique ne prêtera pas le même degré potentiel d’horreur à tous les agresseurs. Elle concevra  aisément qu’un Taliban puisse torturer des civils, par contre accepter une torture systématique à Guantanamo reste toujours caution à une forme de doute.
Nous pouvons fort bien illustrer cela en analysant CERTAINS des faits d’occupation d’Israël. Ainsi, peu ou prou n’osent croire qu’une armée puisse lâcher des chiens sur des civils non armés, que des colons tirent sur des paysans, personne ne peut croire que Tsahal vise délibérément des civils gazaouis, personne n’accorde crédit aux témoignages de prisonniers torturés.
Pourquoi ?
Car, l’agresseur jouit d’une forme immunité, comme si certains faits ne pouvaient être l’apanage de citoyens dont l’histoire est jalonnée de tant de souffrances. Dès lors l’opinion prêtera invariablement un plus haut degré d’humanité à un Israélien qu’à un Irakien.
Ainsi, nos journaux s’abstiennent pour la plupart de parler de tortures, de meurtres orchestrés par des colons, etc… car le lectorat n’est pas prêt à l’accepter et que face à de tels articles l’opinion risquerait de crier à la manipulation, à des dérives fabulatrices, au complot antisémites… ou encore plus ennuyeux commencerait à ne plus accorder crédit au  journal rapportant ces "extravagances".
A l’inverse évoquer des manifestations contre les colonies, les attentes dans les check-points, le mur de séparation, reste tout à fait du domaine de l’acceptable.  

D’ailleurs, quand plus tôt je disais l’homme habité d’une forme de foi en l’humanité, un plus ou moins haut degré d’empathie en fait, on remarque qu’elle est directement corrélée à la proximité culturelle des victimes. Ainsi 5 Américains semblent ne pas valoir 200 Pakistanais, du moins en quantité d’encre couchée dans nos journaux et flots de propos des badauds.
Là également Israël tire son épingle du jeu. Ainsi, l’un de ses citoyen victime attirera une bien plus grande compassion qu’un Palestinien sur le carreau.

Enfin dans notre appropriation de l’horreur, le temps sur lequel s’étale la violence et la fréquence des bains de sang ont une grande influence.
Les Etats-Unis, la Norvège, … ont l’immense chance de n’être que rarement victime d’attentats meurtriers, l’Irak n’a pas cette chance ! L’Irak recevra donc un traitement comptable de son horreur (X morts à tel endroit) et les Etats-Unis un traitement émotionnel (témoignages, éditoriaux, analyses, enchâssement du drame dans la vie de proches,…)
Il faut pour attirer l’émotion, plutôt rester de l’ordre de l’exception.


Echelle absolue de l’horreur, degré d’infamie potentiellement accordable à l’agresseur, proximité culturelle avec les victimes, fréquences et durée de l’inconcevable, voilà comment nous traitons les flux émotionnels qui nous parviennent (faits déjà plus ou moins édulcorés par ceux qui nous les rapportent).
C’est au regard de cette mécanique interne, qu’il faudrait pouvoir aujourd’hui reconsidérer notre empathie avec le peuple syrien, irakien, afghan, palestinien…  C’est sans nul doute déplaisant, mais c’est notre devoir, c’est indispensable… 

samedi 30 mars 2013

Education 1.1 : Ces manuels scolaires fort utiles !


Si je souhaite assimiler (voir digérer) le programme scolaire marocain, il me suffit de poursuivre la consommation effrénée de cacahuètes et amandes, car c’est immanquablement pages de cahiers et manuels scolaires qui servent à élaborer les cornets !!!

Remarque (1) :  Ainsi, un jour à la fin d’un concert, tant de ces feuillets jonchaient le sol, que j’aurai pu rédiger le bulletin du petit Aziz, fils du vendeur.

Remarque (2) :  Je pense qu'en bas de chaque page de manuel scolaire marocain, il serait judicieux d'indiquer : "Ne pas jeter sur la voie publique".  Ne serait ce alors pas un manuel doublement éducatif ??? 

[Maroc, mars 2013]

Education 1.0 : Education à l'environnement

Parole de Marocain : « Tu sais, ce n’est pas évident cette éducation à l’environnement dont tu me parles, quand la seule poubelle que ces enfants ont pu voir, c’était une photo !!! »

[Maroc, Mars 2013] 

vendredi 29 mars 2013

Bas-côté, sans bas de côté !


Au fil de ces kilomètres à vélo, Il y a mille raisons pour lesquelles j’ai fini dans le bas-côté :
-          Par rêverie, évidemment !
-          Claqué par le vent et ces jours là resteront mémorables.
-          Après avoir essuyé une salve de klaxon qui signifie sans détour : « dégage, je passe »*
-          Pour vérifier en me tordant le cou, s’ils étaient bien quatre sur la mobylette !
-          Parce qu’il est tout bonnement impossible de discerner ce qui est route de ce qui est bas-côté. 

-         Pourtant, le plus souvent, c’est en m’infligeant des claques que j'y ai fini ...  Car à ma connaissance c'est encore de nos jours le seul remède pour faire déguerpir ses p*** de mouches !!!

Enfin, à mon grand dam, jamais au grand jamais, à cause d’un jupon coquin d’une bergère jolie !


* Généralement plus le klaxon est sur une tonalité grave plus le véhicule est imposant… quand le diapason indique poids-lourd, je m’y plie sans résister !

[Maroc - Trip à vélo - Mars 2013]    

lundi 25 mars 2013

Je ne suis qu’un hochet défoncé qui demande grâce


Comment est-il possible que ces insolentes parois n’éclatent point sous le sac de ces souffles magistraux ?
Chaque cavité de mon corps – narines, oreilles, bouche entrouverte – devient instantanément l’hôte de tourbillons tempétueux, chuintant à nausée.
Complicité de cette caillasse corrompue, mettant en voix cette fureur.
Sur ces monts ce n’est pas l’astre qui anéanti, mais ces vents qui lapident toutes tentatives de verticalité, saccagent tous les angles saillants.
D’ailleurs, le soleil passerait presque pour faiblard car ayant recours à son complice le temps, le déchaînement des souffles se moque de la durée et rends immédiatement la surface du corps et ses aspérités accablantes. 
Aussi, tout juste soumis à sa férule, la tête est réduite à l’état d’une bouilloire chauffée à blanc.
Supplice incarné en cri strident : hante les oreilles, pourri les tempes, décapite les nerfs.
Soudain,  il feint de faiblir, les sens s’engouffrent dans cette brèche dans l’espoir d’y retrouver quelques repères, et… dans une formidable bourrasque, il jouit … nous démoli à en pleurer.
Dessèche le corps, comme les espoirs,
Je le hais, … et il hurle… me hurle qu’il s’en moque !
Même mes injures sont dévorées avant de pouvoir franchir le seuil de ma bouche.
Je ne suis qu’un hochet défoncé qui demande grâce, mais jamais, non jamais… grâce ne pourra être accordée par l’innocent. 
[Maroc - Entre Tafraout et Tata - mars 2013]

vendredi 22 mars 2013

Un rire en doux présage


Elles sont trois, trois de ces filles habituellement écrasées de discrétion, diluées dans leurs amples voiles noires. 

Pourtant, ce soir, dans cette ruelle déserte, leurs rires sont perçants et font rougir l’écrin de silence.
Arrivé à leur hauteur, je suis salué d’un très enjoué « Bonsoir »,
J’y réponds avec quelques réserves teintées de surprise.
S’en suis immédiatement un « Comment ça va ? » mi taquin et pleinement amusé !
Je remarque alors que celle des trois qui s’amuse de ces tirades a son voile négligemment jeté sur les épaules et déambule légère, cheveux aux vents. 

Cette belle rebelle, libre de tout regard inquisiteur, laissa ainsi flotter dans son sillage un trouble guilleret fleurant bon l'insouciance… qui mit mon cœur en fête pour le reste du trajet.

[Maroc - Tafraout- Mars 2013]

mercredi 20 mars 2013

Comme un murmure, ...


Les femmes sont ici si voilées qu’il est impossible de se faire une idée de leur beauté.
Cependant il est de ces demoiselles qui se meuvent avec tant de légèreté et de pudeur sensuelle, qu’elles semblent être mues par le seul mouvement des vents. 
Si, en ces lieux je devais habiter, mon cœur irait vers celle qui fait grâce au sol en y posant le pied.

[Maroc - Tafraout - Mars 2013]

Le monde est fou … j’adore !


Ce matin un rat est tombé du store, sonné, il allait hagard. Un homme de passage a alors ameuté quelques matous oisifs vers cette proie potentielle. Ces derniers, sans conviction aucune, ont alors taquiné le rongeur.

Cette après-midi, un touriste allemand, s’est approché avec d’infinies précautions de mon vélo et l’a pris en photo, … fort de cette prouesse il s’en est allé avec un large sourire

Le monde est fou … j’adore !

mardi 12 mars 2013

Celles qui sont mères de toute beauté...


Quel charme ont donc le diamant, le saphir, et autres vulgaires cailloux ?  Si tenté qu’ils couvriraient ces montagnes elles n’en seraient point plus belles.
Celles qui sont mères de toute beauté, ne le sont que par leur infini fragilité, leur discrète présence, leur distribution si modérément équilibrée… 





[Maroc – Région de Tafraout – Mars 2013]

samedi 9 mars 2013

En chemin entre Essaouira et Tafraout







[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - Mars 2013]

mercredi 6 mars 2013

C'est une chose de l'entendre, on fabule un monde, ... une fois vécu c'est différent !


J'ai déjà ouïe, tant de récits de voyageurs, qui contaient leurs expériences de casse matérielle,... tous ces récits qui contribuent à alimenter nombre d'images d'épinales, et pourtant  : 

" De bon matin, après tout juste 1 km de mauvaise piste, porte-bagage brisé à son point d’attache au cadre du vélo.
Et déjà, foule d’images emplissent mon esprit couard : gagner Agadir pour tenter une soudure, modifier mes projets, passer à un portage dorsal,…
Quelques minutes plus tard j’atteins un village, mi pas tout à fait grand, l’épicier m’y indique le soudeur. Je m’y rends sans trop y croire, mais sans craintes aucunes ; les idées sombres ayant vite fait place à une certaine forme d’acceptation de la fatalité qui est assurément une des face de l’optimisme.
Mohammed, de son prénom, y jette un œil, … sans trop rien dire s’enfonce dans son atelier d’un insondable désordre. Quinze minutes plus tard, la pièce est prête, cinq minutes seront encore nécessaire pour l’adapter sur ma bicyclette.
Alors avec un large sourire, il me lance : « fabrication marocaine » et sert les poings pour évoquer la "solidité" et narquois il ramasse les lambeaux de ma pièce originelle et ajoute : « fabrication japonaise » (chinoise voulait-il dire ?).
Depuis, je suis à peu près sûr d’une chose, chaque pièce de mon vélo est encore susceptible de rompre, sauf cet arceau de fer ! "

[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - février 2013]

samedi 2 mars 2013

Et,...


Qu’ajouter ?



vendredi 1 mars 2013

Ces puissants qui achètent leur place au paradis - Un peu de polémique autour de la construction de mosquées gigantesques !



Gigantisme pour la postérité
Mégalomanie dite de piété,
Être ce souverain qui veut laisser son empreinte (de croyant) dans l’histoire,
Quand le texte invite à se prosterner, ces princes, aveuglés d’orgueil, rivalisent d’érections en béton armé.

Voilà donc deux souverains, l’Algérien Bouteflika soit disant fils d’élections et Hassan II*, qui alimentent la sempiternelle rivalité entre Maroc et Algérie, par constructions interposées de mosquées démesurées.

Ainsi, La mosquée Hassan érigée, par Bouygues, sur neuf hectares dont une grande partie sur la mer peut accueillir 105 000 fidèles dont 25 000 dans la salle de prières. Les contraintes liées aux effets de la houle ont nécessité 26 000 m3 de béton et 59 000 m3 d'enrochement. Son minaret atteint 210 mètres. (données Wikipédia : Lien)

Mais qu’est-ce comparé au délire pharaonique de son voisin Abdelaziz Bouteflika (dans un pays où les problèmes de logement et de santé publique sont flagrants) ? Il envisage ni plus ni moins de construire la troisième plus grande mosquée au monde pour un coût de 1 à 3 milliards de dollars (selon les sources). Elle pourra accueillir 120 000 fidèles dans ses dix étages, son minaret fera 264,5 m.
Mais, le comble pour un pays dont le taux de chômage est démesurément important : "c’est China State Construction Engineering qui fera venir ses ouvriers pour construire l’édifice ! (Données : Rue 89 et Jeune Afrique)

Alors certes, mon manque de lucidité de païen doit largement contribuer à mon ignorance, mais il me semblerait infiniment plus pieux de nourrir son peuple, plutôt que de se masturber en quête de postérité…

*Père de l’actuel roi du Maroc : Mohammed VI


[Casablanca, Maroc - Février 2013] 

dimanche 17 février 2013

Mais où est le but ?


Un mioche jouait, paisiblement, au football dans le rayon du supermarché. Certes cela pourrait paraître "déplacé" mais …
Je continue mon chemin certain que si des repères sont à mouvoir c’est bien les miens. Quand tout à coup fais volte-face pour vérifier si c’était bien dans le rayon vaisselle que notre Cristiano Ronaldo local faisait ses armes !
Mea-culpa, nous sommes dans l’allée des vêtements, … ainsi ce qu’en en temps je prenais pour "déplacé" me paraît maintenant un choix judicieux !

… Comme quoi il en faut peu pour déplacer le curseur des appréciations !

[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - février 2013]  

vendredi 15 février 2013

Le tram ?... m'ouais !!



Je n'ai pas encore bien déterminé si le tramway de Casablanca était un transport vraiment populaire. 

Mais une chose apparaît d'or et déjà évidente c'est que sa progression est digne d'un défilé de parade ! 

Dans le bordel ambiant, à chaque croisement de petits bonshommes aux gilets jaunes s'agitent et s’époumonent en coups de sifflets intempestifs : pour tantôt invectiver le piéton imprudent, puis doucher d'une dose de réalisme le motocycliste qui veut se faire plus gros que le tram, ou simplement pour beugler sur le clébard de passage qui choisit d’entreprendre sa sieste sur les rails !
Ajoutez à cela un minimum de 4 personnes à chaque station de tram pour gérer le flux des entrées et sorties des novices utilisateurs et des fraudeurs déjà aguerris, eux ! Pour fulminer contre celui, qui a défaut de trottoir (Lien : Faire de trottoir au Bled) escomptait déjà utiliser cette voie encore vierge pour gagner quelques longueurs sur la foule !
Complétez le tout avec un policier dans chaque rame pour surveiller de prêt ce beau nouveau bijou.    

Additionnez le nombre de carrefours que coupe le tram de Casa, le nombre de stations desservies et le nombre de rames en circulation, multipliez le tout par le personnel décrit plus tôt… et, à mon humble avis, vous ne serez pas si loin du nombre de passagers 
 
[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - février 2013]  
 

mardi 12 février 2013

Casablanca, promenade du jour...


Casablanca sous les averses...



[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - février 2013]  
 

De toute évidence, je bluffe...


Une chose s’est faite évidente en ce jour d’arrivé à Casablanca ; avec un carton de 1,8m sur 1m de 23 kg*, trempé de sueur, soufflant comme un bœuf, je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas en positon de force pour négocier la course de taxi.
En effet, le chauffeur ne peut que se gausser quand je m’exclame qu’à ce prix je continuerai sans lui !

* Mon vélo (et c’est sans compter tout le reste des bagages) 

[ Maroc - Trip 6 mois à vélo - février 2013]