Fleurissant les ruelles grisâtres,
Épris de folie quand soufflent les vents joyeux,
Ouvrant de larges corolles ou soulignant certains atours,
Au liseret chatoyant, même si personne ne viendra y butiner,
Tantôt austères, timorés, vénéneux, frisés, plissés, fripés,
si rarement semblables,
Ajustés en calices,
Perlés d'une pluie d'étincelles,
En clin d'œil à une teinte autre part déclinée,
Etriquant une charmante,
Ratatinant une jeune pousse qui ne demande qu'à s'épanouir,
ou,
Si effrontément ouvert,
Contenant avec peine un bourgeon plein de vie, prêt à se
gorger des rayons du printemps,
Cette botanique, est celle des jeunes femmes !
Et leur corolle est bien leur voile,
Car s’ils sont pour beaucoup par la foi ou la tradition
inspirées,
Nos belles plantes sauront astucieusement les détourner pour
leur charme soulignés.
[Égypte - Le Caire - 01-03-0215]