Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles

mardi 16 avril 2019

"S'attacher à la liberté" versus "se détacher par liberté"


La Cisjordanie est divisée en trois zones (A,B,C), selon le degré de contrôle qu’exerce Israël sur la zone.
Évidemment l’étranger de passage ignore parfaitement dans quel pièce de ce puzzle il se situe à l’instant T.
Pourtant, une fois à bord du minibus, un détail rend ce découpage limpide.
Ainsi les ceintures sont attachées lorsque la police israélienne officie (zone B et C). Mais dès ces secteurs franchis, des cliquetis se font entendre, les passagers décrochent ostensiblement cette dernière.
Visiblement cette ceinture ne semble être perçue que comme attribue de l’occupation. 

Il n’est pas faux de dire que la liberté s’étend aussi au fait d’avoir le choix de finir dans le pare-brise !!! 
 
[Palestine - Avril 2019]

dimanche 14 avril 2019

Wadi Qana – Quand une vallée agricole palestinienne disparaît pour laisser place à un parc touristique pour les colonies



Wadi Qana, est une merveilleuse vallée où des parterres de fleurs distillent toute la palette de couleurs, ou les arbres fruitiers et oliviers lourdement chargés sont autant de témoignages de la générosité de la terre. L’eau y coule dans un murmure rafraichissant. Les flans des collines plus sauvages sont d’un vert puissant.
Pourtant …
Les collines y sont rabotées pour y construire les lotissements de colons, gerbant des tonnes de gravats, ces mêmes occupants descendent dans la vallée fort d’une arrogance insultante, détruisant parfois les arbres, l’eau y devient rare et polluée.

Israël, souhaitant évincer les fermiers palestiniens au travail centenaire, a classé le wadi "réserve naturelle protégée", désormais ils n’ont plus le droit de planter un seul arbre, la police y veille scrupuleusement.
Que les terrassements des maisons bousillent tout, que les forages raréfient l’eau des sources, que certaines colonies "sauvages" déversent leurs eaux usées dans la vallée ne semble par contre poser aucun problème. 
Vous pourrez retrouver un article plus complet sur mon blog : POTINS DE PALESTINE

 Ce paysan, nous présente la maison au sein de Wadi Qana dans laquelle il est né


Prêt à plonger, les enfants palestiniens s'en donne à cœur joie ! 




 



[Palestine - Wadi Qana - Avril 2019]

vendredi 12 avril 2019

"Chef, chef, ... ils ont dérobé notre barrière !'

Décidément l'occupation israélienne manque vraiment d'humour ! 
Il y a quelques jours un Palestinien certainement excédé par les restrictions de liberté de circulation dans son village de Azzun (rappelons qu'il s'agit là d'une punition collective interdite par le droit international), est venu découper la barrière qui en obstruait l'accès, puis l'a tracté avec sa voiture. La vidéo qui circule sur les téléphones est hilarante ! 
Mais l'occupation israélienne, n'a pas semblé apprécier la boutade. Depuis ce sont une dizaine de blocs de bétons et deux jeeps avec soldats en armes qui contrôlent l'accès au village !    

 La barrière sciée !



[Palestine - Azzun - Avril 2019]

jeudi 11 avril 2019

L'occupation ne manque pas d'occupation !

Voyez cette photographie, elle ne recèle rien d’exceptionnel. On y observe un paysan, une carriole, le fessier d'un canasson broutant paisiblement.


Pourtant un détail peu apparaître : L'attelage est équipé d'un rétroviseur !


Il est fort rare des l'occupation israélienne me prête à sourire, mais quand elle flirte avec un si haut degré de ridicule, pourquoi s'y refuser. En effet, ce paysan à dû équiper son attelage d'un rétroviseur, s'il ne voulait pas se voir infligé d'amendes pour véhicule non réglementaire ! 


Mais, mais ... le clignotant ... chuuut ne dîtes rien aux soldats !

[Wadi Qana - Palestine - Avril 2019]

dimanche 3 juillet 2016

Confessions d'un fumeur !


Non, je ne fume pas le narguilé afin de "déglutir produits de combustion" 
Mais
Je fume,
Parce que ces glougloutements vibrent au diapason des harmonies de la rue,
Pour occuper cette autre main qui ne noircit pas les pages mon fidèle carnet,
Pour ses volutes qui brouillent mon horizon d’éphémères arabesques,
Parce que ses effluves ennuient les mouches qui elles-mêmes m’ennuient.
Pour faire comme les grands,
Pour cette légère ivresse qui brouille les idées et titille l’inspiration,
Parce qu’il est le compagnon des rumeurs des rues qui vivent.
Bref, si je fume le narguilé c'est par plaisir ! 
 
[Palestine]

Palestine - Ce que tu m'as enseigné


Fouler les terres de Palestine,
Restaure toute la dimension du mot "liberté", en nous crachant au visage tous ses opposés. 
Sonne le rappel à ne pas plier l'échine, 
Dispense le courage de ne pas devenir fataliste.
L’excès de modération est un mal.
Ne devenons pas des peuples défaitistes, soit disant dépossédés des rênes de nos pays !
Ne nous vautrons pas dans la facile complaisance du : "Mais moi, que puis-je faire ?!" 
La rue est la page vierge où nous taillions le sillon de nos choix. 

[Palestine]

Vegan chicken !


Aujourd’hui une amie végétalienne refusait du poulet.
Son interlocuteur, alerte, a alors rétorqué que ce poulet n’avait oh combien jamais mangé de viande, nourri uniquement à la graine et qu’il avait toujours humé en plein-air. » 
Il a clos sa tirade par : « It’s a Vegetarian chicken !! » 

Je n’ai jamais compris s’il plaisantait ou non …

[Palestine] 

jeudi 23 juin 2016

Oh Palestine


Dans ce wadi je souhaitais ouïr le chant de la cascade,
Mais ce fut les vociférations vaniteuses des avions, seules, qui grondèrent.
Au sein cette campagne, je souhaitais quérir quelques ombrages sous les oliviers,
Mais ce fut l'étincelle incisive des barbelés qui m’aveugla.
Au cœur de cette ruelle, je souhaitais sentir vibrer les cafés bondés,
Mais ce fut la morsure froide de l'acier de la barrière qui me contraint.
Vers ces modestes villages, je souhaitais glaner légendes des anciens,
Mais ce fut la complainte des femmes en noir qui m'accueillit,

Je souhaitais contempler la Palestine,
Mais se fut l'œuvre qu'Israël y entreprenait qui partout s’imposa… 

[Palestine] 

Le maton qui se mord la queue


Ma terrasse surplombe la prison de Bethlehem.

Sous les grilles des prisonniers disputent une partie de ping-pong, que je ne peux décemment pas qualifier "d’endiablée" l’association des termes serait trop inquisitrice, disons plutôt "pleine de fougue" !

Sur le toit, les geôliers, un peu plus chaque minute, se ramollissent dans leurs chaises,
S’évaporent sous un soleil hilare,
Se répandent en flaques d’ennui,
Pourrissent de désœuvrement, …

Où, quand l'acte d'emprisonner devient détention mutuelle !!

[Palestine]

L'horizon des possibles


Ce soir la brume enlace de ses tendres bras Bethlehem,
Mon regard se noie dans ses filaments,
Au loin, toutes les colonies, le mur, les miradors s’effilochent, se vaporisent, s'évanouissent !
L’étreinte se fait plus forte encore,
Les dernières parcelles de discernement succombent à l'abstraction
Oh soirée de joie : La Palestine est libre !

[Palestine]

dimanche 22 mai 2016

Ces vigoureuses après-midi d'été


Regarder la rue, …
Abîme d’ennui,
Une après midi, cent après-midi,
Les yeux, qui ne distinguent rien, noyés dans le "juste devant",
Saluer, saluer encore… Ah ! serrer une main (c'est un notable) !
Être peu à peu happé par le tabouret,
Pétri de l’odeur du tabac,
Puis recommencer,
Regarder la rue, … , …
Hocher la tête, hisser une main,
S’engluer dans un excès de déjà revu,
Se confondre dans l’ambiance,  
Puis recommencer,
Regarder la rue, …, …, …
Soudain ! … Une vague de trois fois rien, déjà lissée par l’immuable pilon de la répétition,
Contempler son verre vide, comme une captivante animation de table,
Voilà mille ans qu’ils passent, … A moins que ce ne soit un rêve,
Puis recommencer,
Et enfin, regarder la rue, …, …, …, …

[Palestine] 

lundi 27 avril 2015

Coucher de soleil sur le ghetto de Bethlehem


Oliviers confisqués aux habitants de Bethlehem suite à la construction du mur...



[Territoires palestiniens occupés – Bethlehem – 27/04/2015]

Al Walaja - de retour en Palestine...




[Territoires palestiniens occupés – Al Walaja – 26/04/2015]

samedi 29 mars 2014

Vu de l’extérieur,




La France de Mitterrand est celle du raïs socialiste, l’homme de la France-Afrique,…
La France de Chirac, est celle du camouflet aux israéliens sur l’esplanade des mosquées,… [lien] 
La France de Sarkozy, est celle de la première-dame à poil sur Google images !!!

mercredi 13 novembre 2013

Tellement Bethlehem...


[Palestine – Bethlehem – novembre 2012]

mardi 23 avril 2013

Empathie et horreurs … échappons à l’apathie


Quand le degré d’horreur devient trop grand, quand ce que l’on entend dépasse l’entendement, alors involontairement, mais invariablement également, les faits glissent de la sphère du réel pour gagner le domaine de l’abstraction, … et conséquemment deviennent même caution au doute.
L’empathie se trouble …
Si les faits durent encore, l’empathie suit même un schéma de décroissance. Qui s’inquiète encore, je veux dire s’inquiète vraiment, des conditions de vie des Afghans ?
70 000 morts en Syrie dans des douleurs dépassant le concevable. On l’entend,… mais le degré d’horreur est tel, qu’il est absolument impossible de s’en approprier l’étendu. D’ailleurs s’il y en avait 125 000 les journaux en parleraient-ils plus ? Les citoyens prendraient-ils le chemin de la rue ? Les diplomates gesticuleraient-ils d’avantages ? Peu probable…
5 morts à Boston, … Le monde pense à Boston, souffre, vibre de compassion ! 
Qui souffre d’un attentat à Mossoul ? Autant annoncer une perturbation météo !

D’autre part, il y a des présomptions de culpabilité dans l’inconscient de chacun. L’opinion publique ne prêtera pas le même degré potentiel d’horreur à tous les agresseurs. Elle concevra  aisément qu’un Taliban puisse torturer des civils, par contre accepter une torture systématique à Guantanamo reste toujours caution à une forme de doute.
Nous pouvons fort bien illustrer cela en analysant CERTAINS des faits d’occupation d’Israël. Ainsi, peu ou prou n’osent croire qu’une armée puisse lâcher des chiens sur des civils non armés, que des colons tirent sur des paysans, personne ne peut croire que Tsahal vise délibérément des civils gazaouis, personne n’accorde crédit aux témoignages de prisonniers torturés.
Pourquoi ?
Car, l’agresseur jouit d’une forme immunité, comme si certains faits ne pouvaient être l’apanage de citoyens dont l’histoire est jalonnée de tant de souffrances. Dès lors l’opinion prêtera invariablement un plus haut degré d’humanité à un Israélien qu’à un Irakien.
Ainsi, nos journaux s’abstiennent pour la plupart de parler de tortures, de meurtres orchestrés par des colons, etc… car le lectorat n’est pas prêt à l’accepter et que face à de tels articles l’opinion risquerait de crier à la manipulation, à des dérives fabulatrices, au complot antisémites… ou encore plus ennuyeux commencerait à ne plus accorder crédit au  journal rapportant ces "extravagances".
A l’inverse évoquer des manifestations contre les colonies, les attentes dans les check-points, le mur de séparation, reste tout à fait du domaine de l’acceptable.  

D’ailleurs, quand plus tôt je disais l’homme habité d’une forme de foi en l’humanité, un plus ou moins haut degré d’empathie en fait, on remarque qu’elle est directement corrélée à la proximité culturelle des victimes. Ainsi 5 Américains semblent ne pas valoir 200 Pakistanais, du moins en quantité d’encre couchée dans nos journaux et flots de propos des badauds.
Là également Israël tire son épingle du jeu. Ainsi, l’un de ses citoyen victime attirera une bien plus grande compassion qu’un Palestinien sur le carreau.

Enfin dans notre appropriation de l’horreur, le temps sur lequel s’étale la violence et la fréquence des bains de sang ont une grande influence.
Les Etats-Unis, la Norvège, … ont l’immense chance de n’être que rarement victime d’attentats meurtriers, l’Irak n’a pas cette chance ! L’Irak recevra donc un traitement comptable de son horreur (X morts à tel endroit) et les Etats-Unis un traitement émotionnel (témoignages, éditoriaux, analyses, enchâssement du drame dans la vie de proches,…)
Il faut pour attirer l’émotion, plutôt rester de l’ordre de l’exception.


Echelle absolue de l’horreur, degré d’infamie potentiellement accordable à l’agresseur, proximité culturelle avec les victimes, fréquences et durée de l’inconcevable, voilà comment nous traitons les flux émotionnels qui nous parviennent (faits déjà plus ou moins édulcorés par ceux qui nous les rapportent).
C’est au regard de cette mécanique interne, qu’il faudrait pouvoir aujourd’hui reconsidérer notre empathie avec le peuple syrien, irakien, afghan, palestinien…  C’est sans nul doute déplaisant, mais c’est notre devoir, c’est indispensable… 

mardi 27 novembre 2012

Vernissage de mon exposition : "Un autre regard sur les terres de Palestine"


J'ai l'immense plaisir de vous inviter au vernissage de mon exposition photographique "Un autre regard sur les terres de Palestine" qui aura lieu ce jeudi 29 novembre 2012 à 18h, 2 rue des Frères Lumière à l'U.H.A de Mulhouse. 



mardi 13 novembre 2012

En grève de la faim, des prisonniers palestiniens, croupissent dans les geôles israéliennes

Lien : Potins de Palestine





[Bethlehem - Sitting pour la libération de prisonniers palestiniens en grève de la faim - 09/11/2012]

mercredi 24 octobre 2012

Israël : une majorité favorable à un régime d'apartheid si la Cisjordanie est annexée

Lorsqu'un régime d'apartheid croit chaque jour ...

Lien : Potins de Palestine


[Bethlehem - Camp de réfugiés d'Aïda]