lundi 23 avril 2012

De retour ...

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Ces filles qui sans cesse réajustent leur sur-jupe dans un excès de pudeur… ou de malice ?
Ces affiches délavées étalant d’anciens martyrs,
Ce restaurant affichant ostensiblement « Taybeh Palestinian Beer » qui jouxte la plus grande mosquée de la ville,
Cette klaxonophonie viscérale,
Ces play-boys tout lissés de gomina et fardés de Georgio, Carvin et autres cauchemars de LVMH,
Cette langue si chère à mon oreille et pourtant si complexe à mon palais,
Ces mots : « peace and … » arrangés à toutes les sauces : transports, restaurants, boutiques, … qui ne vibrent qu’au diapason commercial,
Ce café à la cardamone qui inonde mes papilles de souvenirs,
Ces bigotes arquées de trop d’âge… ou de trop de piété ? 
Ces litanies de salamalecs échangées pour une moindre ébauche de connaissance,

Mais surtout ces amis, … mes amis, …


Pas de doute, je foule à nouveau cette cité si chère à mon cœur, qu’est Bethlehem !!

mardi 10 avril 2012

Un autre regard sur les terres de Palestine - Discussions & échanges


Dans le cadre de mon exposition de photos : "Un autre regard sur les terres de Palestine" [Lien] je suis heureux  de vous inviter jeudi 12 avril 2012 à 19h30 à la médiathèque de Pulversheim pour une soirée discussions - échanges ayant comme inducteur les photographies exposées.

Un aperçu de l'exposition dans le journal l'Alsace : Un autre regard sur la Palestine

mardi 3 avril 2012

Partie de football à Taroudant





[Maroc  - Taroudant – Mars 2012] 

mercredi 14 mars 2012

Vernissage de mon exposition : "Un autre regard sur les terres de Palestine"

Je suis très heureux de vous convier au vernissage de mon exposition photographique "Un autre regard sur les terres de Palestine" réalisée en partenariat avec la médiathèque de Pulversheim ce samedi 17 mars 2012 à 11h. (Voir flyer ci-dessous)

Par ces quelques clichés j'ai le désir de témoigner de cette belle Palestine méconnue, de coucher sur papier les joies d'un peuple trop souvent réduit (par effet "spectacle" de nos médias ou par simplicité) à une bande d'enturbannés suicidaires, d'être le témoin d'un quotidien simple dispensant son lot de joies et de malheurs.
Ainsi, ces 40 photos donnent à découvrir un autre visage de ces terres.
Bien sûr, pour éviter d'occulter tout un pendant de la vie au sein des territoires, cette sélection ne fait nullement l'impasse sur les souffrances réelles et profondes de ce peuple qui reste (qu'on veuille le voir ou non) sous le joug de l'occupant israélien.   

Cette exposition restera visible jusqu'au 17 avril 2012. 


lundi 30 janvier 2012

Cram-cram

Tout ce que le monde a enfanté de piquant, collant, grattant, irritant vient agripper mon moindre espace de peau nu.
Comme si toutes les espèces végétales avaient décidé de se rassembler en cette campagne cramée pour exhiber toute leurs ingénieries en matière d'abordage corporel !

Ce n'est pourtant pas de ma faute, si je ne sais pas encore distinguer un chemin classique d'un sentier de chèvres !! 

 [Liban, Vallée du Chouf, Maasser el Chouf, Juillet 2011]

lundi 23 janvier 2012

Dans la famille des chauffeurs, je demande le : "maniaque compulsif"

Il est des chauffeurs pour lesquels le klaxon est un avertisseur utile,
D'autres pour lesquels il est une habitude,
Pour celui d'aujourd'hui c'est une pathologie !!!

 [Liban, Juillet-août 2011]

mardi 17 janvier 2012

Incompatibilité entre lois célestes et ordonnances des mortels

Le soleil décline et embrase les reliquats de pelures nuageuses ; et se faisant fixe délicatement les sensuelles courbures montagneuses dans un pochoir noir & or.
Photocentré, tel que je puis l'être, j'effectue un premier cliché.
Je m'apprête à retravailler cette première esquisse frivole quand une jeep militaire survient et un commandant s'empresse de me signifier qu'il est interdit de photographier sous prétexte que: "M. le Président est quelque part dans le coin !"
Je lui désigne alors l'objet de mon affaire à savoir les collines enflammées par l'astre déclinant.
Un temps il observe la scène, ... puis sans sourciller, fier de sa solution, m'annonce que dans une heure ou deux je pourrai reprendre mes convoitises photographiques.

Interloqué, … je ne puis que constater que ce militaire semble ne pas avoir intégralement potassé le règlement (céleste) qui attribue au coucher de soleil un caractère éphémère.

[Liban, Vallée du Chouf, Beiteddine, Juillet - août 2011]

Incompatibilité entre lois célestes et ordonnances des mortels

Le soleil décline et embrase les reliquats de pelures nuageuses ; et se faisant fixe délicatement les sensuelles courbures montagneuses dans un pochoir noir & or.
Photocentré, tel que je puis l'être, j'effectue un premier cliché.
Je m'apprête à retravailler cette première esquisse frivole quand une jeep militaire survient et un commandant s'empresse de me signifier qu'il est interdit de photographier sous prétexte que: "M. le Président est quelque part dans le coin !"
Je lui désigne alors l'objet de mon affaire à savoir les collines enflammées par l'astre déclinant.
Un temps il observe la scène, ... puis sans sourciller, fier de sa solution, m'annonce que dans une heure ou deux je pourrai reprendre mes convoitises photographiques.

Interloqué, … je ne puis que constater que ce militaire semble ne pas avoir intégralement potassé le règlement (céleste) qui attribue au coucher de soleil un caractère éphémère.

[Liban, Vallée du Chouf, Beiteddine, Juillet - août 2011]

lundi 2 janvier 2012

Bousculer quelques stéréotypes par la composition d'images ...


Essai 1 : Comme voilée de lumière ... mais pas si pudique !


 Essai 2 : S'apprivoiser pour apprendre... puis fréquenter ce qui dérange... Are you ready ?


 [Liban, Beyrouth, Juillet-août 2011]

Bousculer quelques stéréotypes par la composition d'images ...


Essai 1 : Comme voilée de lumière ... mais pas si pudique !


 Essai 2 : S'apprivoiser pour apprendre... puis fréquenter ce qui dérange... Are you ready ?


 [Liban, Beyrouth, Juillet-août 2011]

Bousculer quelques stéréotypes par la composition d'images ...


Essai 1 : Comme voilée de lumière ... mais pas si pudique !


 Essai 2 : S'apprivoiser pour apprendre... puis fréquenter ce qui dérange... Are you ready ?


 [Liban, Beyrouth, Juillet-août 2011]

Bousculer quelques stéréotypes par la composition d'images ...


Essai 1 : Comme voilée de lumière ... mais pas si pudique !


 Essai 2 : S'apprivoiser pour apprendre... puis fréquenter ce qui dérange... Are you ready ?


 [Liban, Beyrouth, Juillet-août 2011]

dimanche 1 janvier 2012

"J'aime bien les couchers de soleil. Allons voir un coucher de soleil" - Dixit le Petit Prince

Assis à flanc de montagne, je contemple le soleil se coucher sur la collinette qui me fait face. Son démaquillage crépusculaire enflammant l'azur et ses filaments nuageux.  
Une première fois,… puis, je gravis une dizaine de mètres et non sans quelques pensées pour le Petit Prince et me délecte une seconde fois. 
Je répète encore l'opération.
Pour finalement constater que ce qui fait tout le charme d'un coucher de soleil, c'est son caractère éphémère et rare.
Aussi pour ne pas atteindre à ce spectacle (et pour ne pas finir en haut de la montagne ! ) je renonce ma nouvelle ascension, repu d'avoir déjà bordé l'astre par trois fois !



[Liban, Vallée du Chouf, Maasser el Chouf, Juillet 2011]

lundi 19 décembre 2011

Il faut un prétexte à la rencontre...

Les vénérables Druzes de ce fond de vallée arborent de magnifiques sarouels,… Me voilà donc en quête d'un tel accoutrement.
De village en village (oui, car c'est à bicyclette que j'erre cette fois !), je m'arrête d'échoppes misérables flanquées de 3 vêtements, en épiceries aux boites de conserves archaïques, ou tantôt alpaguant directement d'errants passants avec toujours ma question obstinée, qu'il faut de plus imaginer formulée dans un arabe plutôt lacunaire : "Où puis-je trouver ce fameux sarouel ?"

Hé, bien, jamais je n'ai trouvé ma réponse, ou plutôt, devrais-je dire, en ai-je tellement trouvé que je n'ai plus besoin de mon sarouel.
Tout de ce pantalon est devenu légende à mes yeux et il ne peut donc plus s'incarner en un vulgaire habit.
 
Ainsi, j'ai glané :
- Le plus souvent des sourires interloqués, des rires francs quoique certaines fois moqueurs.
- De récurrentes questions fort amusées "Mais pourquoi veux-tu acheter cela ?" qui semblait signifier "Tu n'es pas Druze, tu n'es pas vieux, qu'est-ce que tu veux faire avec ça ?"
- Souvent également des réponses alambiquées qui ne faisaient qu'accroître le mystère : "oh, ce sont certaines femmes qui les confectionnent, cela ne s'achète pas" … ou "là-bas, dans ce lointain village", "ce soir une camionnette de vêtements passera …", ou encore "mais cela coûte très très cher !"

Bref, le sarouel restera pour moi, un élixir dont les secrets sont indivulgables.

Tant pis, … toute légende n'est belle que parce qu'elle n'est pas incarnée ! 

[Liban, Vallée du Chouf, Maasser el Chouf, Juillet 2011] 

dimanche 18 décembre 2011

Ça m'agace !!!


A côté ça parle, devant ça discute, à l'opposé ça jacasse, …
Ah, forcement ça téléphone, 
 Ça flash et clique en tout genre…
Inévitablement ça clope !
V'la que ça se lève, s'en va, puis reviens...
Ça se recoiffe, se mire, se trémousse et glousse …
Ça grignote, ça sirote, ça dégluti …  

Qui est-ce ?

Le public libanais dans le temple de Baalbek pendant le concert du maestro Louis Hayes considéré comme l’un des grands batteurs de jazz de tous les temps !

[Liban, Baalbek, Juillet 2011] 

lundi 12 décembre 2011

Ces antédiluviennes Mercedes


Trônant à l'avant, l'homme à la cigarette :
Barbe taillée première mode syrienne,
Bras à la fenêtre dont l'élévation rituelle permet d'apostropher la moitié de passants de la ville pour les gratifier ensuite d'une litanie de salamalecs.
A ses côtés, la femme, encore enveloppée de l'époque noir et blanc, regard invariablement tourné vers l'avant, dodelinant de la tête au gré des creux et des bosses.
Banquette arrière flanquée d'une tripoté de mômes dans des positions post 7 sur l'échelle de Richter.
Au rétroviseur intérieur l'inévitable chapelet, métronome des mesures de la route, jouant forcement staccato !
Coran et boite à mouchoir tout en enluminures mi-or mi-rose ornant le tableau de bord au plastique abyssalement crevassé.
Enfin cuirasse d'un carrosse tout en camaïeu de mastics et métaphore des reliefs du monde.

Ainsi vont, par les rues du Proche-Orient, ces antédiluviennes Mercedes.

[Liban, Baalbek, Juillet 2011] 

dimanche 4 décembre 2011

Multiplions les possibilités en ne parquant point nos idées !


En plein centre de la chaussée, certes peu fréquentée, l'homme coupe le contact puis d'un pas tranquille part vaquer à ses occupations.
Immanquablement, un peu plus tard, voulant passer, un autre égosille son klaxon.
D'une démarche pas moins sereine que précédemment, notre premier protagoniste réapparaît, présente pour toute excuse un vague geste de main et déplace sa voiture.
L'autre passe…
Puis, sans complexe aucun, notre houligan du stationnement, plein de la même confiance vient replacer sa voiture à l'exact même endroit : soit toujours au beau milieu de la rue… et repart serein.
J'enrage déjà l'idée de devoir consommer mon café assommé de klaxons imminents.
Inévitablement, cinq minutes plus tard … un autre véhicule se présente.
"Oh non… !!!"
"Ah…?"
"?"
Comme c'est étrange l'individu semble accepter cette route obstruée…
Le voilà maintenant qui manœuvre. Mais quelle peut donc bien être son intention ?  
"Mais évidemment, hypothèse qui ne n'avais pas même effleurée, mais il a tout simplement pris en affection cette idée de rue parking"
Ainsi, il parque ainsi sa voiture juste derrière la première…
Il y a maintenant deux voitures stationnées à l'exact milieu de la chaussée …

Imaginant la symphonie en klaxon majeur à venir, je déglutis mon breuvage et décampe !

[Liban, Baalbek, Juillet 2011] 
  

mercredi 5 octobre 2011

Marche et crève


Je suis baigné de quiétude.
Le soleil décline, révélant les couleurs qu'il se plaisait à mater tantôt.
4 enfants garnissent leur trop de temps de jeux cocasses.
Mon regard benêt, repu d'une sérénité naïve se porte alors à l'horizon.
Et face à moi, se dresse la chaîne de montagnes de l'Anti-Liban*
…
Alors peu à peu mes sens se troublent,
…
J'ai trop entendu pour ne point y penser,
…
Lentement, je ressens leurs flancs opposés gonflés de sang.
Là-bas, mais si près, la sève d'un peuple s'épanche pour s'être épris de liberté.
Être vivants écartelés entre négation d'eux même ou trépas assuré dans l'envie d'être.

Assad, le mot arabe pour "lion",
Déchiqueter les humbles pour assurer son trône,
Bête se délectant de sang,
Oh combien est mérité ce titre de roi des fauves !

Tronches éclatées par les balles et par hasard
Molaires arrachées pour faire hurler, mais surtout fermer sa gueule
Milices de testostérone décapitant l'agora dans l'agonie

De révoltes en révolutions,
D’Alexandre à Bachar,
Tyrans et conquérants.
De flaques de haine en caniveaux de sang,
Un cri, une lame,
Un rêve mais tant de cauchemars.

Le peuple rêve …
Bachar aussi …
…

* Chaîne de montagnes correspondant plus ou moins à la frontière entre le Liban et la Syrie

[Liban, Juillet-août 2011] 

lundi 3 octobre 2011

Lié au mat de la langueur ... ce chant que j'entends mènera-t-il au naufrage ?


Acculé à la torpeur par l'étreinte étouffante de l'astre si fier,
Sans échappatoire possible,
Donc reclus au sein même de mon corps qui s'enlise et se tort,
L'esprit diminué, je me love alors lentement, mais irrémédiablement, dans une demi-léthargie exaltée par la lancinante rengaine de cette après-midi paysanne :

"… Ce claquement sec de l'amande verte qui éclate sous la dent,
Un lointain cliquetis d'une vaisselle tardive,
L'étincelle du briquet qui si régulièrement inaugure le rituel tabagique,
Quelques éclats de voix tantôt relayés, tantôt étouffés,
Le babil bêta du narguilé,
Puis, un gloussement d'une poule de passage, …"

Ainsi, est chantée la complainte de cette après-midi cramée au Proche-Orient.

[Liban, Barqa, Juillet-août 2011] 

dimanche 2 octobre 2011

Torpeur trompée ...


Allongé,
Figé dans un écrin de chaleur.
Pincé de perles de sueur.
Accablé d'un entier silence, témoin, s'il en fallait un, de la grande barbarie solaire achevant de mater à l'extérieur tout ce que le "bio" a enfanté.
Mirant, comme hypnotisé une danse légère et ennuyeuse d'un rideau lâché.
Réfugié dans l'ombre précieuse dispensée par d'épais murs, ça et là écartelés par quelques dagues solaires assaillants de maigres fenêtres.
Individu de cette espèce humaine tout entière calfeutrée dans son inéluctable sieste ;
mais qui toujours est perturbée par l'immuable et universellement agaçant ballet de vulgaires mouches.
Poitrine alors fébrile, se bombant si fréquemment qu'elle ne manque point de trahir un évident manque de sérénité.
Puis, absurde témoin de moi-même, se voir quémander puérilement quelques miséricordes à Hélios…

Aussi, plutôt que de quérir d'improbables sommeils, j'écris... j'écris cette sieste trompeuse et désormais trompée.

[Liban, Juillet-août 2011]