jeudi 23 mars 2023

On dit "Saoum*" en arabe ... "Saoul" en français !

Demain débutera le Ramadan et je ne sais quelles des deux communautés est la plus sujette à l’agitation frénétique ! Les Musulmans dans leur préparatifs effrénés ou les non-musulmans dans leur quête ultimes des derniers apéros !

La vente d’alcool sera prohibée durant toute la durée du mois saint, aussi nous a-t-on maintes fois répété de faire des réserves, de stocker, d’engranger…

Et ce soir, veille de carême d’alcool, l’impératif absolu était de trouver un restaurant où le breuvage pouvait être encore consommé. La dernière gorgée avait tout d’un départ à la guerre : « Adieu, désormais je vivrai loin de toi 28 jours durant, oh combien tu vas me manquer, … ». C’est tout juste nos protagonistes ne se déclaraient pas déjà amputés d’un membre !

 * Saoum

Tetris humain ... Play (but mainly : insert coin !)

Aujourd’hui le jour est chaumé, on y célèbre le coup de pied aux fesses donné aux colons français (le 20 mars 1956) et hasard du calendrier c’est également deux jours avant le début du Ramadan.

Nous partons faire nos emplettes au sein du temple de la consommation (Cf Au carrefour des civilisations.)

Quelle méprise, nous voilà engagés dans une partie de Tetris géant version ajustements et enchâssements de caddies, … Après une heure de jeu : GAME OVER, juste avant les rayons frais !

Promis, je revends la Gameboy, la prochaine fois j’irai au souk !

L’institut presque français

Le projectionniste lance le documentaire que nous sommes venus découvrir à l’institut français de Tunis. 

Aïe les protagonistes s’expriment en arabe non sous-titré, je tempête intérieurement sur mon siège de velours.

Puis un peu à la manière de mes grands moments de solitude face à certaines œuvres artistiques de (trop ?) haut-vol, j’oscille entre un premier réflexe m’invitant à crier au scandale et un second ou je m’afflige d’être probablement le seul niais à n’y comprendre goutte. 

Les Tunisiens sont polyglottes chroniques, je suis monoglotte atavique !

mardi 16 avril 2019

"S'attacher à la liberté" versus "se détacher par liberté"


La Cisjordanie est divisée en trois zones (A,B,C), selon le degré de contrôle qu’exerce Israël sur la zone.
Évidemment l’étranger de passage ignore parfaitement dans quel pièce de ce puzzle il se situe à l’instant T.
Pourtant, une fois à bord du minibus, un détail rend ce découpage limpide.
Ainsi les ceintures sont attachées lorsque la police israélienne officie (zone B et C). Mais dès ces secteurs franchis, des cliquetis se font entendre, les passagers décrochent ostensiblement cette dernière.
Visiblement cette ceinture ne semble être perçue que comme attribue de l’occupation. 

Il n’est pas faux de dire que la liberté s’étend aussi au fait d’avoir le choix de finir dans le pare-brise !!! 
 
[Palestine - Avril 2019]

dimanche 14 avril 2019

Wadi Qana – Quand une vallée agricole palestinienne disparaît pour laisser place à un parc touristique pour les colonies



Wadi Qana, est une merveilleuse vallée où des parterres de fleurs distillent toute la palette de couleurs, ou les arbres fruitiers et oliviers lourdement chargés sont autant de témoignages de la générosité de la terre. L’eau y coule dans un murmure rafraichissant. Les flans des collines plus sauvages sont d’un vert puissant.
Pourtant …
Les collines y sont rabotées pour y construire les lotissements de colons, gerbant des tonnes de gravats, ces mêmes occupants descendent dans la vallée fort d’une arrogance insultante, détruisant parfois les arbres, l’eau y devient rare et polluée.

Israël, souhaitant évincer les fermiers palestiniens au travail centenaire, a classé le wadi "réserve naturelle protégée", désormais ils n’ont plus le droit de planter un seul arbre, la police y veille scrupuleusement.
Que les terrassements des maisons bousillent tout, que les forages raréfient l’eau des sources, que certaines colonies "sauvages" déversent leurs eaux usées dans la vallée ne semble par contre poser aucun problème. 
Vous pourrez retrouver un article plus complet sur mon blog : POTINS DE PALESTINE

 Ce paysan, nous présente la maison au sein de Wadi Qana dans laquelle il est né


Prêt à plonger, les enfants palestiniens s'en donne à cœur joie ! 




 



[Palestine - Wadi Qana - Avril 2019]

vendredi 12 avril 2019

"Chef, chef, ... ils ont dérobé notre barrière !'

Décidément l'occupation israélienne manque vraiment d'humour ! 
Il y a quelques jours un Palestinien certainement excédé par les restrictions de liberté de circulation dans son village de Azzun (rappelons qu'il s'agit là d'une punition collective interdite par le droit international), est venu découper la barrière qui en obstruait l'accès, puis l'a tracté avec sa voiture. La vidéo qui circule sur les téléphones est hilarante ! 
Mais l'occupation israélienne, n'a pas semblé apprécier la boutade. Depuis ce sont une dizaine de blocs de bétons et deux jeeps avec soldats en armes qui contrôlent l'accès au village !    

 La barrière sciée !



[Palestine - Azzun - Avril 2019]

jeudi 11 avril 2019

L'occupation ne manque pas d'occupation !

Voyez cette photographie, elle ne recèle rien d’exceptionnel. On y observe un paysan, une carriole, le fessier d'un canasson broutant paisiblement.


Pourtant un détail peu apparaître : L'attelage est équipé d'un rétroviseur !


Il est fort rare des l'occupation israélienne me prête à sourire, mais quand elle flirte avec un si haut degré de ridicule, pourquoi s'y refuser. En effet, ce paysan à dû équiper son attelage d'un rétroviseur, s'il ne voulait pas se voir infligé d'amendes pour véhicule non réglementaire ! 


Mais, mais ... le clignotant ... chuuut ne dîtes rien aux soldats !

[Wadi Qana - Palestine - Avril 2019]

vendredi 27 octobre 2017

Mes collègues à deux roues


[Le taxi vélo est un moyen de transport très populaire au Rwanda]


[Transport de la bière de bananes]

[Rwanda - Octobre 2017]

lundi 9 octobre 2017

Petites porteuses de bois


[Rwanda - Octobre 2017]

dimanche 8 octobre 2017

Magnifiques sourires rwandais.



[Rwanda - Octobre 2017]

mardi 3 octobre 2017

Berges paisibles du lac Kiwu



[Rwanda - Lac Kiwu - octobre 2017]

Waou... c'est d'la bombe ce lac !


Voilà, une chose bien étrange que de paresser sur les berges d’une bombe à retardement, flâner sur ces mèches, voguer sur l'explosif dissimulé...
Bombe dont personne ne connaît véritablement le compte à rebours. 

Car sous les eaux calmes, les barges paisibles, les rivages joyeux du lac Kiwu, sommeille quelques milliards de mètres cube de méthane, qui selon les débats d'éminences grises pourraient, un jour (approximation d’experts), remonter sous forme d’une grosse bulle pour le moins nauséabonde. Elle serait alors fatale pour qui en inhalerait les effluves*